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Les 4 bonnes raisons d’intégrer un incubateur de start-up et d’entreprises

Tremplins à la création d’entreprise au lancement de votre activité, les incubateurs de start-up et d’entreprises offrent un accompagnement et donne accès à tout un écosystème permettant de transformer une « bonne idée » en véritable société. À chaque étape d’un projet, ces structures mettent à disposition des entrepreneurs de très nombreux services, visant ainsi à faciliter leur « envol ».

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Les incubateurs de start-up peuvent être de véritables tremplins pour vos projets de création d’entreprise.
@stock.adobe.com – Vasyl

Qu’est-ce qu’un incubateur de start-up et d’entreprises ?

Comme son nom le laisse entendre, un incubateur de start-up est une structure d’accompagnement visant à faire éclore et grandir les projets de création d’entreprise. Pour cela, les jeunes sociétés incubées bénéficient d’un large éventail de services pour se structurer et se lancer : accompagnement et conseils par des experts, mise en relation, aide au financement, formations et ateliers de travail, etc.
 

Incubateur ou accélérateur ?

À la différence d’un incubateur, un accélérateur est destiné aux entreprises dont le projet est déjà bien structuré. Son rôle ? Proposer un accompagnement court, intensif et spécifique afin de garantir la croissance commerciale de l’entreprise.

Avec plusieurs centaines d’incubateurs répartis sur tout le territoire, la France est depuis maintenant quelques années une terre propice à la création d’entreprise. Et à la différence d’autres pays, ces « couveuses » peuvent avoir différents visages au sein de l’Hexagone :

  • Les incubateurs privés : bien qu’elles bénéficient parfois de partenariats publics, ces structures sont avant tout à l’initiative d’investisseurs, d’associations professionnelles ou encore d’entrepreneurs privés. C’est le cas par exemple de la Station F, un incubateur imaginé par Xavier Niel ;
  • Les incubateurs Allègre : à l’image de Paris Biotech Santé ou de Quai Alpha, il s’agit d’incubateurs gérés par des établissements publics de recherche et d’enseignement ;
  • Les incubateurs des grandes écoles : chapeautés par de grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs (HEC, Polytechnique…), ils visent principalement à accompagner leurs étudiants et anciens étudiants dans la création d’entreprise ;
  • Les incubateurs locaux : qu’ils soient portés par une mairie, une métropole, une Chambre de commerce et d’industrie départementale ou encore une région, ces incubateurs visent à favoriser les projets pouvant contribuer au rayonnement de leur territoire.

1. La transmission du savoir-faire indispensable

Le premier intérêt d’un incubateur est de fournir à la start-up les connaissances essentielles pour transformer une idée porteuse en entreprise performante. À travers un accompagnement personnalisé, des conseils sur-mesure et des rencontres avec des experts, l’entrepreneur acquiert ainsi tout le savoir-faire nécessaire à la création d’entreprise :

  • La validation du business model : décrivant votre projet de création d’entreprise, ce document explique notamment comment votre activité va être en mesure de créer de la valeur. Au sein d’un incubateur, des experts sont à votre disposition pour le formaliser et être sûr que votre idée est véritablement porteuse en l’état ;
  • La structuration technique : une fois l’idée initiale validée, vous pouvez être accompagné dans sa formalisation technique. Cela passe le plus souvent par la réalisation d’une étude de marché, la définition de votre stratégie opérationnelle (prix, fabrication, distribution…), la sélection d’une forme juridique et le choix d’un régime fiscal et social. Autant d’étapes indispensables pour concrétiser votre business plan, un document formalisant toutes les facettes de votre future entreprise et établissant des projections d’évolution à court et moyen terme ;
  • La formation entrepreneuriale : au sein d’un incubateur, les jeunes entreprises peuvent enfin faire l’acquisition des connaissances indispensables à la vie d’entreprise. Stratégie commerciale, marketing, recrutement, droit du travail et comptabilité sont quelques exemples des domaines pouvant être abordés.

2. La fourniture des ressources nécessaires à la création d’entreprise

En plus de transmettre des connaissances et compétences, l’incubateur met à disposition des start-up tous les outils et ressources indispensables à la création d’entreprise. Les entrepreneurs en herbe ont ainsi accès à :

  • Des locaux pensés pour favoriser leur éclosion ;
  • Du matériel et des technologies : ordinateurs, imprimantes 3D, intelligence artificielle (mise à disposition d’un algorithme, accès à un supercalculateur…), serveurs ou encore offres promotionnelles sur des logiciels ;
  • Des services permettant de se concentrer sur la création d’entreprise, dont la restauration sur place ou la location d’hébergements à proximité de l’incubateur par exemple.

3. L’accès à un réseau aux nombreuses expertises

Peut-être plus important encore, l’incubateur permet à la start-up d’intégrer une communauté d’experts. Investisseurs, fournisseurs, clients, mentors, partenaires (expert-comptable, avocat, designer, codeur, etc.)... Autant de profils avec lesquels l’entrepreneur peut être mis en relation, et ce, en fonction de ses besoins et de l’avancement de son projet. Pour l’entreprise « couvée », ce réseautage a d’ailleurs plusieurs objectifs :

  • Monter en compétences sur des thématiques spécifiques ;
  • Faire évoluer son projet d’entreprise ;
  • Donner vie à l’idée de la start-up (design des produits, création d’un site internet, développement d’un algorithme...) ;
  • Gagner en visibilité et en crédibilité auprès de tiers (banques, réseaux de distribution...) ;
  • Trouver des financements à la création de l’entreprise, mais également pour la suite : subvention, apport au capital, emprunt bancaire, micro-crédit, crowdfunding ou encore investissement privé ;
  • Structurer le fonctionnement de l’entreprise (distribution, approvisionnement…).

4. Un incubateur pour chaque projet 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les incubateurs ne se destinent pas uniquement aux start-up technologiques. En effet, les structures d’incubation ont tendance à se spécialiser afin d’offrir un cadre sur-mesure aux entrepreneurs. La preuve avec quelques-unes des couveuses d’entreprises françaises les plus réputées dans leur domaine :

  • Station F : se revendiquant comme le plus grand campus de start-up au monde, la Station F accompagne plus de 1 000 jeunes entreprises du web et des technologies, et ce, au sein d’un espace de 34 000 m2 situé à Paris ;
  • Nubbo : situé à Toulouse, Nubbo a pour mission de porter les start-up de la chimie, de l’électronique et de la biotechnologie, tout en accordant une aide financière de 50 000 € pour propulser les projets d’entreprise les plus prometteurs ;
  • Le Tremplin : porté par l’agence Paris&Co, le Tremplin est l’un des principaux incubateurs tricolores dédiés à l’innovation dans le sport ;
  • Marseille Innovation : spécialisé dans le numérique, les médias et l’audiovisuel, Marseille Innovation est le principal incubateur de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
  • Tech Care Paris : installé dans le 15e arrondissement de Paris, cet incubateur s’adresse aux entrepreneurs spécialisés dans la e-santé, le bien-être et la medtech (technologies de la santé).

Comment intégrer un incubateur de start-up ?

Bien que les modalités d’admission varient d’une structure à l’autre, il est généralement nécessaire de suivre plusieurs étapes pour intégrer un incubateur de jeunes entreprises :

  1. Choisir la bonne structure : en toute logique, votre sélection doit tout d’abord se faire en fonction de l’éventuelle spécialisation de l’incubateur (web, sport, santé...). Mais vous devez aussi tenir compte de l’état d’avancement de votre projet et des services proposés, certaines structures se destinant à des projets plus matures que d’autres ;
  2. Soigner son réseau : avoir un premier pied dans l’univers entrepreneurial est un atout indéniable pour rejoindre un incubateur de start-up. Il ne faut donc pas hésiter à participer à des événements connexes (sprint entrepreneurial, speed dating professionnel...) et à activer votre propre réseau (anciens camarades d’école, collègues...) ;
  3. Réaliser un dossier : la première phase de sélection se fait généralement sur dossier. Celui-ci doit à la fois être concis, impactant et révélateur de votre projet afin de vous distinguer. Des éléments concrets à présenter, tel qu’un premier prototype ou une modélisation 3D par exemple, peuvent d’ailleurs se montrer utiles ;
  4. « Pitcher » votre projet : une fois votre dossier de candidature retenu, vous devez réaliser un « pitch » devant un comité de sélection. Cette ultime étape consiste tout simplement à présenter votre projet à l’oral, le plus souvent en expliquant pourquoi votre idée est la solution à un problème identifié.

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© Monkeybusinessimages/Thinkstock
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