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Conseils pour votre quotidien d'entrepreneur

Nouveau : l’Indice Entrepreneurial Français

Près d’1 Français sur 3 de plus de 18 ans, soit 15 millions de personnes, s’est engagé, à un moment ou à un autre, dans une démarche entrepreneuriale. Lancé par l’APCE/AFE, avec le soutien de Pôle emploi, de la Fondation d’entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur et le concours de TMO Régions, l’Indice Entrepreneurial Français a pour objectifs d’identifier les freins et les leviers à l’entreprenariat et de favoriser la création d’entreprises.

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Pour créer cet indice, l’APCE/AFE s’est inspirée de l’Indice Entrepreneurial Québécois.

Appréhender chaque catégorie de Français afin d’ajuster les politiques de la création d’entreprises

Pour créer cet outil de mesure, l’APCE/AFE s’est inspirée de l’Indice Entrepreneurial Québécois, mis en place en 2009 par la Fondation de l’entrepreneurship du Québec, qui a accepté de partager son expérience dans ce domaine.

Son originalité tient au fait qu’il appréhende l’ensemble de la chaîne entrepreneuriale :

  • Les « intentionnistes » : qui ont l’intention de créer ou de reprendre une entreprise.
  • Les « porteurs de projet » : ayant engagé des démarches pour créer ou reprendre une entreprise.
  • Les « entrepreneurs » : dirigeants ou associés travaillant dans l’entreprise qu’ils ont créée.
  • Les « fermetures » : référence aux personnes ayant créé et dirigé une entreprise aujourd’hui fermée ou cédée.

L’indice entrepreneurial correspond au nombre de personnes positionnées dans au moins une de ces quatre catégories. Parmi les personnes interrogées, 32 % témoignent se trouver ou s’être trouvées à un moment sur le chemin entrepreneurial.

Les Français et l'entrepreneuriat

Au total, l’enquête menée par TMO Régions fait ressortir les données pour chaque « profil » de la population française sur la question entrepreneuriale.

  • 21 % a l’intention, de créer ou reprendre une entreprise.
  • 7 % témoigne avoir engagé des démarches pour créer ou reprendre une entreprise au cours des 12 derniers mois.
  • 10 % est actuellement entrepreneur.
  • 14 % a créé ou dirigé une entreprise qu’il a depuis vendue ou fermée.

Le total de ces résultats – 52 % – est supérieur à l’indice entrepreneurial de 32 % car une même personne peut en effet se trouver dans plusieurs de ces 4 situations.

Croiser des critères pour déterminer l’Indice Entrepreneurial

Pour comprendre les gisements potentiels de créateurs d’entreprise, l’APCE/AFE et ses partenaires ont cherché à appréhender cet Indice Entrepreneurial selon différents critères.

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L’entrepreneuriat semble encore se conjuguer plus facilement au masculin et attire presque autant les jeunes générations que les Français en milieu de carrière.

Les résultats de l’étude montrent par ailleurs :

  • que la dynamique entrepreneuriale ne peut pas être corrélée au niveau de diplôme. 9 points séparent par exemple l’Indice Entrepreneurial des personnes titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de celui de profils peu ou pas diplômés ;
  • que le dynamisme entrepreneurial paraît plus fort chez les salariés du privé que pour ceux du secteur public – 46 % vs 22 %. L’Indice Entrepreneurial varie peu entre les demandeurs d’emploi indemnisés et ceux qui ne le sont plus.

La peur de l’échec ou la complexité administrative, « frein » à l’entrepreneuriat…

Si 45 % des Français interrogés se situant en dehors du processus entrepreneurial, n’ont jamais songé à la possibilité de créer une entreprise, 24 % avouent par ailleurs leur peur de l’échec, 17 % leur crainte des démarches administratives trop complexes et 16 % attestent de leur préférence pour la sécurité de l’emploi d’un poste salarié. Pour les Français qui correspondent au profil des « intentionnistes », les démarches administratives restent la crainte majeure pour finaliser leur projet.

Parmi les plus jeunes « non intentionnistes », 45 % avouent également n’avoir jamais songé à la création. Ils listent parmi les autres freins la peur de l’échec, la problématique de l’investissement financier mais aussi le « manque de compétences ». Des items qui se retrouvent pour les demandeurs d’emplois.

À noter que parmi ces derniers, 13 % avancent des « exemples peu motivants dans leur entourage » comme freins à la logique entrepreneuriale.

Avis d'expert

Dominique Restino, Président de l’Agence France Entrepreneur

« Au-delà de l’Indice Entrepreneurial, l’identification des freins et craintes exprimées selon les différentes catégories des Français nous permet désormais de construire de nouvelles pistes de travail pour répondre au mieux à chaque Français sur son rapport à l’entrepreneuriat et encourager ainsi son potentiel de création. »

Comment définir un entrepreneur ?

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Pour les Français, toutes professions confondues, un entrepreneur se définit notamment comme un professionnel autonome dans son travail – 72 % –, rémunéré à la hauteur de son engagement – 69 % –, conduisant un projet dans son intégralité – 67 % – ) et réalisant ses rêves – 66 %.

Ce portrait-type peut se comparer aux motivations avancées par les entrepreneurs qui rejoignent ces valeurs :

  • désir d’indépendance, d’être son propre patron,
  • volonté de réaliser un rêve, de s’épanouir professionnellement, de se dépasser,
  • saisir des opportunités et gagner plus d’argent.

Entrepreneur : une carrière « plus intéressante » pour près d’1 Français sur 2

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Lorsque l’on interroge les Français sur ce qu’ils estiment être la carrière la « plus intéressante », l’item « travailler à son compte » apparaît le plus plébiscité – 25 %. Ajouté à celui d’ « avoir sa propre entreprise », l’aventure entrepreneuriale est vue comme aussi épanouissante que le salariat dans le secteur privé ou public.

Méthodologie de l’enquête

L’enquête a été réalisée auprès de 1 700 répondants. Le panel global était constitué de 2 échantillons interrogés en ligne entre le 17 et le 22 décembre 2015 puis entre le 4 et le 11 janvier 2016.

  1. Un premier échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population résidente en France de 18 ans et plus selon la méthode des quotas : sexe, âge et CSP par grande région.
  2. Un sur-échantillon de 700 personnes « cibles » : 100 dirigeants d’entreprise / 100 porteurs de projet / 200 intentionnistes / 300 demandeurs d’emploi, selon la méthode des quotas : sexe, âge et CSP par grande région.