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Prévention du risque perte d'exploitation

Retour sur l’interview entre Charles Dauphin, Agent général MMA et M. Asdaghi, directeur général de Foodchéri au micro de Solène. Ils reviennent sur le sinistre et la gestion de celui-ci survenu dans les locaux de Foodchéri en juillet 2016.

Solène : Bonjour à tous, je suis aujourd’hui à Montreuil, en région parisienne, pour une émission très alléchante.
J’ai rendez-vous chez Foodchéri, une start’up spécialisée dans la livraison de repas à domicile.
Mais cette belle aventure a failli partir en fumée le 13 juillet 2016. La cuisine a brûlé.
Comment cette société a-t-elle réagi face à cette perte d’exploitation ?
La réponse avec les experts en prise directe avec la réalité.

Solène : Vous assurez Foodchéri depuis fin 2015. Vous avez été alerté très rapidement de l’incendie, comment est-ce que vous avez réagi ?

Charles Dauphin, Agent général MMA : J’ai taché de réagir avec vitesse, j’ai abandonné immédiatement ce que j’étais en train de faire. J’ai pris 10 minutes pour prévenir les équipes sinistre majeur de MMA, qu’un sinistre venait de se dérouler et je me suis rendu immédiatement sur place pour épauler notre assuré.

Solène : Comment peut-on se prémunir de ce genre d’accident ?

Charles : On ne se prémunit jamais. L’aspect soudain est tellement brutal ; qu’effectivement il y a forcément un facteur humain qui intervient et il y a une petite appréhension. L’ADN du chef d’entreprise dans ces conditions prend toute sa place puisque c’est lui qui va finalement donner la température de la réaction et M. Asdaghi a réagi avec calme et construction. Nous nous sommes posés et avons listé les différentes étapes vers lesquelles nous devions nous rendre pour gérer le sinistre avec succès.

Solène : Alors, c’est ici que l’incendie a eu lieu.

M. Asdaghi, directeur général de Foodchéri : Oui tout à fait, en juillet.

Solène : C’était l’été dernier. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne sent pas le brûlé, ça sent même très bon.

M. Asdaghi : Tout a été refait à neuf comme vous le voyez, grâce aux équipes de MMA, à nos prestataires, nos fournisseurs.

Solène : Comment s’est déroulée cette journée absolument infernale pour vous ?

M. Asdaghi : De manière totalement inattendue. J’étais en réunion avec l’équipe Marketing là-haut. Et là, j’ai entendu quelqu’un crier au feu. J’ai d’abord pensé à une blague. Nous sommes alors descendus et il y avait effectivement de la fumée qui sortait.
Le premier réflexe a été de sortir les équipes, de mettre tout le monde à l’abri et en quelques minutes tout s’est embrasé. Les pompiers sont arrivés.
C’était très impressionnant, il y avait deux camions de pompiers.

Solène : Vous livrez plus de 10 000 repas par semaine. Comment avez-vous fait concrètement pour faire face ?

M. Asdaghi : Mon premier réflexe a été d’appeler Charles Dauphin, qui a été extrêmement réactif en venant dans l’heure qui a suivi. Puis, l’expert dans les deux heures. Cela nous a permis de nous rassurer en constatant que des gens pouvaient nous aider.

Solène : Charles, comment aidez-vous concrètement vos clients à ne pas perdre pied financièrement ?

Charles Dauphin : Le mot concrètement prend ici toute son importance. Concrètement c’est le versement d’acomptes. Nous avons versé plusieurs centaines de milliers d’euros assez rapidement et puis nous avons activé immédiatement deux garanties : la garantie incendie pour les biens immobiliers d’exploitation, pour le matériel qui avait brûlé et puis naturellement la garantie perte d’exploitation pour compenser la perte de chiffre d’affaires, pour payer les charges fixes et la perte de bénéfices.

Solène : Comment peut-on anticiper ce genre de situation ?

Charles Dauphin : Ce genre de situation ne s’anticipe jamais réellement. Il y a effectivement les plans de continuation d’activité : j’invite chaque entreprise à le réaliser. Mais c’est véritablement lorsque l’événement arrive que l’on voit l’ADN de l’entreprise et sa capacité à rebondir. On peut tout prévoir sauf la réaction humaine.

Solène : À quoi sert le plan de continuation d’activité ?

Charles Dauphin : Il permet de prévoir les modalités de versements d’indemnités en cas d’arrêt prolongé. Est-ce qu’il y a ou non une perte d’exploitation ? Quel est le montant des biens mobiliers d’exploitation ? Est-ce que la perte d’exploitation couvre 12 mois, 18 mois, 24 mois. Est-ce qu’il y a une limitation ou non contractuelle d’indemnités ? Ce sont toutes ces questions que doit amener l’agent au moment de la souscription pour qu’au moment du sinistre tout se passe correctement.

Solène : Est-ce que la réputation de Foodchéri en a pâti ?

M. Asdaghi : Non, la réputation de Foodchéri en a été grandie. A très court terme, effectivement, nous avons dû baisser notre niveau de production. Nous avions une cuisine de remplacement plus petite, et certains clients n’ont pu être servis.

Solène : Et vous, Charles que retenez-vous de cet événement ?

Charles Dauphin : Le suivi chez Foodchéri s’est très bien passé car j’ai été épaulé par les équipes de MMA.

Notre conseil principal concernant la prévention du risque perte d’exploitation : anticiper avec la mise en place d’un plan de continuité d’activité. Ce document établi en amont d’un sinistre, vous permettra d’évaluer votre garantie perte d’exploitation selon plusieurs critères :

  • la durée d’interruption d’activité
  • la limitation contractuelle d’indemnité (ou franchise d’indemnisation)
  • la durée d’indemnisation

Assurance Pertes d’exploitation

U1_metier_N1_autoentrepreneur_N2_rc_pro_A2_C_Shironosov_Thinkstock_F_2000x1333.jpg © Shironosov/Thinkstock

Si un sinistre venait à endommager votre établissement, vous obligeant à réduire ou interrompre votre activité, vous seriez dans une position fragile : chiffre d’affaires en baisse, mais charges fixes toujours présentes. La garantie Pertes d’exploitation MMA permet de préserver votre marge brute(1)

Assurance Pertes d’exploitation

(1) Dans les conditions, limites et exclusions de garanties fixées au contrat multirisque professionnelle MMA.