- Assurance professionnelle
- Responsabilité environnementale
- RSE
- Environnement
- Transition bas-carbone : quels risques anticiper pour votre entreprise ?
Page publiée le 16/10/2026
Transition bas-carbone : pourquoi la prévention devient un enjeu clé pour les entreprises ?
Panneaux photovoltaïques, bornes de recharge, batteries de stockage, autoconsommation énergétique... Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à investir dans des équipements destinés à réduire leur empreinte carbone. Mais ces nouveaux dispositifs peuvent aussi faire émerger de nouveaux risques techniques et opérationnels. Comment concilier transition bas-carbone, prévention et assurabilité ? Les experts MMA partagent leur éclairage et leurs conseils.
Face aux enjeux climatiques, de nombreuses entreprises engagent des projets de transition bas-carbone. En tant qu'assureur et partenaire prévention, MMA accompagne ses clients pour identifier les risques associés à ces évolutions et mettre en place les bonnes pratiques dès la phase de conception des projets. Laure Midahuen, responsable prévention pour les professionnels et entreprises, et Philippe Gléran, délégué régional souscription entreprises chez MMA, partagent leurs recommandations pour mener ces projets en toute sérénité.
En quoi les projets liés à la transition (photovoltaïque, autoconsommation, bornes IRVE, stockage d’énergie…) génèrent-ils de nouveaux risques ?
Laure Midahuen : Au-delà des risques naturels (sécheresse, grêle, tempête, inondation…) qui imposent à chaque assuré d’adapter ses installations, toutes les nouvelles technologies liées à la transition climatique induisent de nouveaux risques.
On pense notamment aux risques de départ d’incendie liés aux batteries au lithium, aux bornes IRVE (Infrastructures de Recharge pour Véhicules Électriques) ou encore aux systèmes de stockage d’énergie.
De même, en matière d’économies d’énergie, la réutilisation de la chaleur émise par un process industriel ou un groupe froid implique l’installation de nouveaux équipements, susceptibles de générer eux aussi de nouveaux risques.
Bon à savoir
Risques climatiques, incendie, panneaux photovoltaïques, batteries lithium, bornes de recharge électriques... Retrouvez les conseils pratiques de nos préventeurs pour identifier les risques, sécuriser vos installations et protéger durablement votre activité dans nos fiches prévention.
Dans quelles conditions une démarche de prévention peut-elle faciliter l’assurabilité de ces projets ?
L.M. La principale condition est que l’assureur soit présent auprès de ses clients à toutes les étapes de prévention liées à leurs projets. Chez MMA, nous nous tenons en permanence à jour sur ces nouvelles technologies et partageons nos connaissances, notamment au travers de fiches de bonnes pratiques, par exemple sur les batteries lithium ou les risques naturels.
Notre objectif est de sensibiliser le plus grand nombre d’assurés, puis de proposer des recommandations plus personnalisées à la suite d’un audit de prévention ou dans le cadre d’un projet spécifique, et enfin d’assurer un suivi dans le temps.
La prévention est essentielle pour accroître son niveau d’assurabilité : vérifier par exemple que ses installations sont adaptées à la hausse des températures liée au réchauffement climatique permet de limiter les risques d’arrêt de son activité.
Enfin, une démarche de prévention est d’autant plus efficace quand le courtier et l’assureur sont associés en amont. En bénéficiant du retour d’expérience de l’assureur et de son courtier en matière de sinistralité, l’assuré profite ainsi d’une réelle valeur ajoutée et sécurise son projet.
Comment la prévention s’inscrit-elle dans la stratégie de MMA face aux enjeux climatiques et énergétiques ?
L.M. La prévention est au cœur de la stratégie de MMA. Notre ambition est de proposer des solutions adaptées aux contraintes de nos clients. Depuis les visites de risques jusqu’à l’aide à la mise en place de dispositifs, en passant par des conseils, nous privilégions une forte personnalisation de la prévention. Cela concerne non seulement les dommages aux biens, mais aussi des marchés comme le BTP, la Responsabilité Civile ou les Flottes.
1 008
C’est le nombre de visites de risques réalisées en entreprises sur l’année 2025(1).
Peut-on imaginer demain une prévention davantage « pilotée par la donnée » dans l’assurance ?
Philippe Gléran. En partie, c’est déjà une réalité. Des initiatives émergent autour de la numérisation des points névralgiques des bâtiments, comme Batifire, un passeport numérique destiné aux pompiers. Ce type d’outil permet des interventions plus rapides et mieux ciblées, contribuant ainsi à limiter l’impact d’un incendie. À terme, la numérisation des données des bâtiments des entreprises pourrait nous permettre de mieux identifier et surveiller les zones sensibles.
L.M. La donnée est évidemment essentielle, mais elle ne suffit pas. La prévention repose avant tout sur l’humain, l’expertise technique et la personnalisation
Quel rôle spécifique l’assureur peut-il jouer pour accompagner ses clients dans une démarche de prévention liée à la transition bas-carbone ?
P.G. L’assureur a avant tout un rôle de compréhension fine de son client : pour une entreprise, cela inclut son environnement technique, commercial et son écosystème global. Il doit être en mesure d’apporter une lecture claire des risques, qu’il s’agisse d’inondation, de sécheresse ou d’autres aléas. Il lui revient également d’alerter sur le fait que certaines solutions d’adaptation à la transition climatique peuvent générer de nouveaux risques si elles ne sont pas accompagnées de mesures de prévention adaptées. Mais son rôle est aussi de rassurer : ces risques ne sont pas une fatalité, des solutions existent. La prévention est avant tout une culture à diffuser.
Des outils pour anticiper les risques climatiques
La transition climatique ne se limite pas à réduire son empreinte carbone. Elle suppose également d'anticiper les conséquences concrètes du changement climatique sur son activité, ses bâtiments et ses équipements. Pour accompagner les entreprises dans l'identification et l'anticipation de leurs risques, MMA met à leur disposition Biba (Bien informé, bien assuré). Cet outil permet de réaliser un diagnostic géolocalisé des risques climatiques, naturels et technologiques auxquels un site professionnel peut être exposé et d'accéder à des recommandations de prévention personnalisées élaborées par les experts MMA. Un moyen concret d'intégrer la prévention dans les réflexions d'adaptation et de résilience face au changement climatique.
À horizon 5 à 10 ans, comment voyez-vous évoluer le lien entre transition bas carbone, prévention et souscription ?
P.G. La prévention doit devenir un réflexe à tous les niveaux, tant chez les assureurs que chez les clients. Le rôle de l’assureur n’est pas de se substituer à un expert de la transition climatique, mais de rendre ces enjeux lisibles et concrets pour ses clients. Cela passe notamment par la mise en évidence des bénéfices économiques d’une stratégie de prévention structurée.
L.M. L’enjeu, pour nous, assureurs, est d’anticiper les risques à venir afin de mieux protéger nos clients. C’est par la promotion d’une véritable culture de la prévention que l’assurabilité sera préservée.
5 questions à se poser avant de lancer un projet de transition bas-carbone
- Le nouvel équipement introduit-il un risque incendie ou électrique supplémentaire ?
- Comment le projet se comportera-t-il face aux événements climatiques extrêmes (grêle, inondation, vents violents, canicule) ?
- Une défaillance de l'installation peut-elle entraîner une interruption significative de l'activité ?
- Les dispositifs de maintenance, de surveillance et d'interventions d'urgence sont-ils définis ?
- Le projet a-t-il été partagé suffisamment tôt avec l'assureur pour évaluer son impact sur l'assurabilité du site ?
Anticiper les risques dès l'amont d'un projet contribue à en renforcer la sécurité, la pérennité et l'assurabilité. Pour bénéficier d'un accompagnement adapté à vos enjeux, rapprochez-vous de votre agent général MMA, qui pourra vous orienter vers les solutions de prévention les plus pertinentes pour votre activité.
Sécurisez votre activité avec la Multirisque Pro MMA
Assurance RC Pro, assurance de vos locaux, matériels, équipements et marchandises, pertes d’exploitation… L’assurance Multirisque Pro MMA couvre en un seul contrat, l’ensemble de vos besoins, tout en s’adaptant à votre métier, votre secteur activité et la taille de votre entreprise.
Nos prises en charge sont faites en application des garanties/options souscrites et des conditions, limites et exclusions de garanties fixées aux conditions générales, aux conventions spéciales et aux conditions particulières du contrat d’assurance MMA PRO-PME (CG 352) disponibles en agence ou sur mma.fr. Pour en savoir plus, contactez votre agent général MMA.
Plus d’infos sur la résilience climatique
-
Épisodes de grêle : comment anticiper les dégâts et protéger vos bâtiments, équipements et activités grâce aux conseils d’experts MMA.
-
RGA et sécheresse : les clés pour comprendre le phénomène, ses impacts sur les bâtiments et les bonnes pratiques de prévention expliquées dans…
-
Risque inondation : types d’inondations, impacts pour les entreprises et bonnes pratiques de prévention expliquées dans ce nouvel épisode du…





