Vendre son entreprise

Comment fixer le prix ?

Vendre sa société, c’est passer la main et toucher le fruit d’années d’un travail souvent acharné. Estimer objectivement ce qu’elle vaut n’est pas une mince affaire. D’une part, parce qu’il faut tenir compte de performances futures, à la réalisation incertaine. D’autre part, parce que nombre de dirigeants attachent une valeur affective à leur entreprise. Ce qui les conduit à surestimer son prix et tend à décourager les acquéreurs.

Vendre-au-bon-prix.jpg © Shironosov/Thinkstock

Quelle méthode choisir ?

Il existe plusieurs méthodes pour établir une fourchette de prix. Chacune possède ses points forts, mais aussi ses inconvénients. Il faut donc déterminer la plus pertinente au cas par cas. Voici les principales :

 

- L’approche patrimoniale

 

C’est, en théorie, la méthode la plus objective de toutes. Son principe consiste à évaluer les actifs de l’entreprise et à retrancher de leur montant les dettes contractées. Le résultat obtenu offre une première indication pour entamer des négociations. Cependant, elle ne permet pas de prendre en compte les perspectives de croissance et de développement de l’entreprise, sa rentabilité ou la qualité de son personnel.

 

- L’approche comparative

 

Elle découle directement des prix pratiqués sur le marché de la reprise d’entreprise. Son principe consiste à recueillir les prix de cession d’entreprises similaires (zone géographique, taille, chiffre d’affaires…) et à s’en inspirer pour fixer son prix de vente. Cette méthode d’évaluation est particulièrement performante dans les secteurs du commerce ou de l’artisanat, dans lesquels des organismes spécialisés éditent des barèmes de cession d’entreprises. Elle l’est moins pour certaines activités, comme les services, où ces informations ne sont pas publiées.

 

- L’approche par la rentabilité

 

Elle est basée sur le potentiel réel de l’entreprise et sa capacité à dégager des profits. Pour évaluer ceux-ci, on se base sur l’historique de la société, ses perspectives de bénéfices et les probabilités qu’elles se réalisent. Bien que complexe, cette méthode s’avère particulièrement adaptée aux entreprises en croissance.

Stratégies pour maximiser la valeur

Le but de l’évaluation de son entreprise est aussi d'identifier ses faiblesses afin d’effectuer les ajustements nécessaires. Le calcul est simple : sa performance repose sur une bonne gestion. D’où l’importance de planifier la cession bien en avance pour développer les piliers suivants :

 

  • Une image solide (communication, réputation, fidélisation des clients et des salariés…),
  • Un outil de production à jour et bien entretenu,
  • L’indépendance de l’entreprise (diversification de la clientèle et des fournisseurs, autonomie des salariés vis-à-vis de leur dirigeant…),
  • Le respect des contraintes réglementaires (garantie décennale pour une entreprise du BTP, comptabilité…),
  • La mise en place de dispositifs de prévention (incendie, dégâts des eaux, vol…).

Comment se faire aider ?

Outre le fait de faire appel à un ou plusieurs professionnels spécialisés en cession d’entreprise (expert-comptable, avocat, notaire…), nous vous conseillons deux actions simples et gratuites :

 

  • Participer à des sessions d’information collectives organisées par les chambres consulaires (CCI, Chambres de métiers ou d’agriculture…),
  • Echanger avec d’autres chefs d’entreprise qui ont déjà franchi le pas et cédé leur entreprise.

Le conseil MMA

Si la cession de son entreprise s’anticipe et se planifie, il en va de même pour la valorisation des capitaux issus de cette vente. Outil de diversification, de préparation de la retraite et de transmission par excellence, l’assurance vie est une solution particulièrement adéquate pour faire fructifier son patrimoine tout en protégeant ses héritiers sur le moyen/long terme.

Assurance Vie